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Voilà un petit coin sympa pour suivre les pérégrinations d'un jeune hobbit, non en Terre du Milieu, mais en Terre Inca.

09 Apr

Ultra MachuPicchu Trail 2017

Publié par Kévin-Frodon_Galvany

Ultra MachuPicchu Trail 2017

Salut la compagnie !

 

Après une longue absence, me revoilà pour partager avec vous mes dernières aventures.

Cette fois il sera question de l'Ultra MachuPicchu Trail, une course offrant un parcours exceptionnel.

Tout commence le Mercredi 22 Mars vers 9h avec la conférence de presse. C'est pour moi l'occasion de retrouver Alex (un jeune coureur Cuzquénien plein de talent - 15km), de rencontrer « El Abuelo » (un coureur argentin fantastique - 100km) et de faire la connaissance de Frédérique (une coureuse française expatriée au Brésil – 30km).

Après une rapide présentation de la course par Alain (l'organisateur), les coureurs présents sont invités à se présenter. Drôle de privilège que de se présenter face à la presse locale.

Pour poursuivre cette première journée, nous nous dirigeons tous vers la place des armes de Cusco pour le départ symbolique de la course. Encore une première pour moi, mais quel joie de se dire que le jour de la course approche.

Tout cela est une bonne occasion de partager un excellent premier moment avec les autres coureurs de l'Ultra MachuPicchu Trail. À ce moment là, je m'aperçois que presque tous les participants me connaissent et ce grâce aux vidéos de présentation de la course. Chose inédite pour moi, plusieurs concurrents me demande de poser avec eux pour prendre des photos.

Ultra MachuPicchu Trail 2017
Ultra MachuPicchu Trail 2017
Ultra MachuPicchu Trail 2017
Ultra MachuPicchu Trail 2017

Le lendemain est le jour de réception du kit coureur et de la conférence technique. Normalement, j'étais juste sensé récupérer mon kit coureur, mais bien entendu la réalité a été un peu différente. Grâce aux vidéos de présentation de la course, je suis presque une star parmi les participants. Ce qui est assez étrange pour moi d'être connu des autres coureurs sans forcément les connaître. Ainsi, comme la veille, je prends quelques photos avec les personnes qui me le demande.

À cette occasion, j'ai le plaisir de faire la connaissance de Sonia (traileuse argentine – 100km) avec qui je vais partager une partie de la course.

 

Après avoir récupérer mon kit coureur qui est bien garni : dossard, cache-cou multifonction, sac de voyage et l'accréditation. En plus de cela, j'ai le privilège d'avoir reçu une veste de la course car je fais partie du staff technique.

Photo souvenir !!!

Photo souvenir !!!

Par la suite, je me rends à la conférence technique en compagnie d'« El Abuelo » avec qui je décide de faire la course car nous avons le même objectifs : arriver entre 20h et 24h. Si tout se passait comme prévu, je devais juste rejoindre Alain pour lui donner les lots poduims de WAA. Évidemment, de façon improvisé, Alain m'invite à présenter la partie technique de la course ainsi que de donner quelques conseils. Une vraie star ^^

Photos de la conférence technique.Photos de la conférence technique.

Photos de la conférence technique.

Vendredi 24 Mars, direction Mollepata, ville de départ du 100km de l'Ultra MachuPicchu Trail. À cause de certains imprévus j'y arrive assez tard, mais juste à temps pour le contrôle de l'équipement obligatoire.

C'est moment pour moi de jouer un rôle que je vais conserver tout au long de la course : le bon samaritain.

En effet, à peine sortie du bus qu'un coureur vient me voir pour savoir si j'avais une couverture de survie pour lui... heureusement que j'en prends toujours une en plus au cas où.

Après avoir passer le contrôle sans problème, je me fais conduire à l'hôtel où je dois me reposer quelques heures avant de prendre le départ à 2h du matin.

Malencontreusement, des chiens ont décidé d'aboyer pour, comment dire... nous souhaiter bonne chance...

Finalement j'arrive à m'endormir pour me réveiller 2 petites heures plus tard et découvrir qu'il pleut... En même temps, en pleine saison des pluies, ce n'est pas franchement une surprise mais l'idée de courir 100km sous la pluie ne m'enchante pas trop.

Avec les autres participants qui dormaient dans le même hôtel que moi nous nous dirigeons vers la ligne de départ.

Une fois, mon sac de rechange donné, je patiente tranquillement alors que la pluie se calme.

Petites photos de MollepataPetites photos de Mollepata

Petites photos de Mollepata

À 2h pile, le départ est donné. Des feux d'artifices sont tirés. L'aventure commence.

Mentalement, j'ai divisé la course en différente partie : la première doit me mener jusqu'à Soraypampa, au kilomètre 22.

Cette première étape est plutôt roulante, sans grosse difficulté si ce n'est la pluie. Normalement, je devais courir la cours en compagnie de « El Abuelo » mais voilà à peine 5min après le départ je l'ai perdu de vue... j'ai bien attendu jusqu'au dernier concurrent avant de tenter de tout remonter pour le trouver.. hélas en vain..

Par conséquent, je décide de courir tout seul. Mais pas pour longtemps car très vite je croise René (un des nombreux coureurs argentins) avec qui je vais rester quasiment jusqu'à Soraypampa.

 

Après 3h35 de course, j'arrive à Soraypampa, lieu du premier ravitaillement. Cela tombe bien car je n'ai plus d'eau, mais hélas, j'ai perdu une de mes bouteilles... et sans m'en rendre compte.. tant pis, je récupère une bouteille du ravitaillement et je repars pour aller attaquer la montée jusqu'à la lagune.

Avant cela, comme tous les autres coureurs je dois passer un petit test vérifier mon cardio. je retrouve, par hasard, Sonia qui semble frigorifiée. Je lui prête ma veste imperméable le temps qu'elle se réchauffe. Sachant que pendant les prochaines 40 min je vais avoir très chaud, à cause de la belle montée qui m'attend, je n'en aurais pas trop besoin.

Doucement mais sûrement, je m'élance vers la lagune. Très vite, je réalise que nous ne prenons pas le bon chemin. Connaissant la route, je l'indique aux autres coureurs.

Sur la fin de l'ascension, je croise Nicolas (l'autre Français de la course), futur vainqueur, qui semble très en forme. La lagune atteinte, je m'attarde 5 min pour contempler le paysage avant de repartir.

Durant l'ascension jusqu'à la lagune de Huamantay. Comme toujours, il y a en qu'un qui est content ^^Durant l'ascension jusqu'à la lagune de Huamantay. Comme toujours, il y a en qu'un qui est content ^^
Durant l'ascension jusqu'à la lagune de Huamantay. Comme toujours, il y a en qu'un qui est content ^^Durant l'ascension jusqu'à la lagune de Huamantay. Comme toujours, il y a en qu'un qui est content ^^

Durant l'ascension jusqu'à la lagune de Huamantay. Comme toujours, il y a en qu'un qui est content ^^

 

La descente est extrêmement facile et j'en profite pour encourager ceux qui monte.

À peine, la descente terminée qu'il faut enchaîner avec une autre montée qui cette fois conduit au col du Salkantay à 4650m d'altitude. Oui, je sais cela peut paraître fou quand on est en France, mais ici c'est tout à fait normal. Après être monté à 5250m en courant, c'est une promenade de santé ^^

 

Pendant que je monte tranquillement, car cela serait bête d'aller trop vite et de ne pas profiter de ce paysage, je croise un groupe de touristes français qui fait le trek du Salkantay sur 4 jours. Pour les besoins de la course, nous devons le courir en moins de 30h...

Mais bon, il y a franchement pire comme lieu pour faire un ultra.

À la moitié de l'ascension, je me fait une petite pause car cela ne fait jamais de mal et puis je suis un peu en avance sur ce que j'avais prévu.

J'en profite pour me faire un petit en cas. Je croise un coureur qui semble ne pas avoir pris suffisamment de provision pour toute la course. Mais heureusement, super Kévin est là..

Lorsque je reprends la montée, je retrouve très rapidement Sonia qui ne supporte pas l'altitude.. Je décide de rester avec elle par sécurité car à cette altitude, il ne faut pas rigoler. À peine quelques mètre plus loin, nous rencontrons Luisa qui aussi à du mal à se faire à la hauteur.

Tous ensemble et tout doucement, nous arrivons jusqu'au col du Salkantay. Malgré tout, je suis toujours bien en avance sur le temps que j'avais planifié. Par conséquent, je me dis que finir la course avec Luisa et Sonia pourrait être sympa car je me sens super bien et super facile et comme le dit le proverbe : « Si tu commences à te sentir bien pendant un ultra, ne t'inquiète pas... ça va passer. ». Alors autant être accompagné pour quand ça va passer.

 

Après un petit détour pour se faire bénir par des shamans et admirer une lagune nichée à 4600m, qui est de toute beauté, nous attaquons enfin une belle et longue descente : environ 30km de plat et descente. Que du bonheur.

 

C'est une partie de la course vraiment plaisante et surtout très roulante. En même temps, à côté du Pic-Saint-Loup, tout paraît roulant ;)

Du coup, j'en profite et me fait plaisir.

 

 

Il y a en toujours un pour s'amuser ^^
Il y a en toujours un pour s'amuser ^^
Il y a en toujours un pour s'amuser ^^

Il y a en toujours un pour s'amuser ^^

Les kilomètres défilent sans grande difficulté et toujours en compagnie de Sonia et Luisa nous continuons notre chemin vers la ligne d'arrivée. Et au rythme auquel nous allons nous devrions atteindre Santa Teresa en moins de 18h.

 

Mais voilà, comme le dit la loi de murphy « si quelque chose peut aller de travers alors, il ira de travers ». Chose qui malheureusement s'est réalisé quand Sonia à chuter et s'est tordu la cheville...

Là, ce fut vraiment une épreuve pour nous tous... Heureusement qu'un coureur qui est aussi médecin nous rejoint. Pendant qu'il fait un bandage à Sonia, je partage avec tout le monde un peu de chocolat que j'avais conservé au cas où.

Avec Luisa, nous la motivons pour qu'elle continue avec nous. Certes nous sommes à la moitié du parcours mais il nous reste près de 20h pour franchir la ligne d'arrivée.

Finalement, nous repartons tous en marchant et en encadrant Sonia pour ne pas prendre de risque. Doucement mais sûrement, nous continuons la course. Nous formons un bon petit groupe qui coure comme un seul homme. C'est fou, malgré plus de 10h de course, je ne ressens aucune fatigue... Bon, j'ai les jambes un peu fatiguées, ce qui est normal, pour le reste tout est parfait. C'est comme si nous partagions tous nos énergies et que la faiblesse de Sonia nous poussait à nous transcender.

La fine équipe en action.
La fine équipe en action.
La fine équipe en action.

La fine équipe en action.

Un peu avant d'arriver à Sahuayacco avec Sonia, nous distançons Luisa de quelques centaines de mètres.

Alors que je décide de m'arrête quelques minutes pour me remettre de la Lok sur les pieds et me rester un peu, Sonia décide de poursuivre, persuader que la rattraperait lors de la prochaine et dernière ascension.

Une fois restauré et presque tout neuf, je repars pour rattraper Sonia. Arrivé au pied de la côte, je ne l'ai toujours pas rejoins. Je parcours le premier kilomètre à bloc et tout va bien. Quand, patatra, gros coup de mou, impossible de d'avancer rapidement... Tant bien que mal, j'atteins le sommet. J'ai du mettre un peu plus de 2h pour couvrir les 5km derniers kilomètres. Bien entendu, maintenant tout l'avance gagnée est perdue. Mais bon, j'ai toujours largement le temps d'arriver à Santa Teresa.

 

J'attaque la dernière descente qui s'annonce beaucoup plus compliquée que ce que j'avais en tête. S'est un vrai toboggan à cause de la boue... sans me presser, car je n'en n'est pas vraiment la force, je descends. Au bout d'un long moment, je rencontre un de mes compagnons de chambré et pour terminer cette partie avec lui. Et ce qui devais arriver arriva, après une belle glissade, je brise un des bâtons... Heureusement j'en ai un second grâce auquel je peux finir la descente sans problème.

Maintenant c'est partie pour du plat, du plat et encore du plat. Nous aurions pu progresser plus vite si le balisage avait été plus présent.. À de nombreuses reprise nous avons du nous arrêter pour chercher par quel chemin continuer. Par chance, nous avons toujours pris la bonne direction.

Juste un peu avant Hidroelectrica, nous rencontrons des bénévoles qui nous informent que le parcours à été modifié et raccourci de près de 10km.. Nous devons aller directement à Santa Teresa.

À partir de là, je ne sais pas trop pourquoi, peu être parce que nous sommes déçu de ne pas courir l'intégralité du tracé ou bien parce que nous sommes assurés de franchir la ligne d'arrivée, mais nous perdons la motivation de courir et toutes les petites douleurs, jusque là en silence, se réveillent.

 

Deux bonnes heures et 9 kilomètres plus loin nous atteignons Santa Teresa. Le proximité de la ligne d'arrivée nous redonne la motivation de courir et nous traversons la ville heureux. Quand, une dernière surprise nous attend... Des escaliers, il devait y avoir comme l'équivalent de 2 étages à monter mais cela n'est pas facile sur la fin d'un Ultra... Une fois cette dernière petite difficulté franchie nous nous élançons ensemble pour terminer fièrement et fatigué l'Ultra MachuPicchu Trail.

Le tout en un peu plus de 19h30 de course.

 

Après avoir reçu une médaille largement mérité, je recroise Sonia qui a terminé depuis un petit moment déjà et nous convenons de partager une bière pour célébrer cette aventure. Mais avant, direction douche, qui certes était froide, mais qui à fait beaucoup de bien.

 

Et nous voilà, devant une bonne bière en compagnie de Luisa qui est arrivée entre temps.

Rien de mieux pour célébrer cette aventure.

Rien de mieux pour célébrer cette aventure.

À bientôt pour de nouvelles aventures.

Frodon

petites photos du lendemain.
petites photos du lendemain.

petites photos du lendemain.

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