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Voilà un petit coin sympa pour suivre les pérégrinations d'un jeune hobbit, non en Terre du Milieu, mais en Terre Inca.

15 Sep

Le chemin de la réussite

Publié par Kévin-Frodon_Galvany

Le chemin de la réussite
Le chemin de la réussite

Salut la compagnie !

 

Après une longue absence, me revoilà pour partager avec vous mes dernières aventures.

 

Cette fois je vous parlerais de 2 courses un peu hors-normes : le Désert Challenge Paracas 100k et le Chaski Challenge.

Malheureusement pour moi, elles se sont très mal terminée. Je n'ai pu finir aucunes de ces courses. Malgré tout, je vous parlerai de réussite.

Étrange me direz-vous, mais pas du tout, il suffit de lire cet article.

 

Bonne lecture.

Le Désert Challenge Paracas 100k

Le chemin de la réussite

Pour commencer, parlons un peu du Désert Challenge Paracas organisé par Perú 8mil.

Pour présenter un peu la course, il faut savoir que 2 distances sont proposées : un 30km et un 100km. Elles prennent place dans la réserve naturelle de Paracas. Concernant le 100km, disrance reine, le départ se faisait à l'oasis de Huacachina (à proximité d'Ica) pour traverser le désert de Paracas et arriver dans la ville du même nom.

Le tracé de la course et Oasis de Huacachina.
Le tracé de la course et Oasis de Huacachina.

Le tracé de la course et Oasis de Huacachina.

Comme avant chaque départ de course, j'ai récupèré le dossard, fait le tour des stands, fait des photos souvenirs avec les coureurs rencontrés et les organisateurs de la course qui m'ont accueilli chaleureusement.

Avant le départ...
Avant le départ...
Avant le départ...
Avant le départ...
Avant le départ...

Avant le départ...

Le petit problème était que j'allais m'élancer avec un TFL un peu douloureux. Bref, le départ était le 15 Juillet à 17h. Ce qui était plutôt bien pour éviter de courir sous un soleil de plomb.

Départ du Désert Challenge !!!
Départ du Désert Challenge !!!

Départ du Désert Challenge !!!

17h !!! Et c'était parti pour 100km, dont 25 dans les dunes. Pour un début de course, il y avait franchement plus facile... Courir dans les dunes n'était pas chose aisée, surtout quand le sable avait la mauvaise habitude de se faufiler dans les chaussures. Je devais m'arrêter toutes les 30 minutes pour vider mes chaussures. Malgré ce léger inconvénient, je pouvais admirer des paysages magnifique. Avec, cerise sur le gâteau, un coucher de soleil somptueux sur les dunes.

Le chemin de la réussite
Le chemin de la réussite
Le chemin de la réussite

 

Mais très, vite les choses se sont compliquées pour moi. Mon TFL a commencé à me faire souffrir... et ce, dès la première heure. Soit le 7 ou 8ème kilomètre. Plus j'avançais et plus la douleur se faisait grande. À partir du 20ème kilomètre, je ne pouvais même plus courir. Je me suis tant bien que mal traîner jusqu'au 1er ravitaillement au 33ème kilomètre. Là, j'ai pris la décision de ne pas poursuivre. Tout d'abord, je ne prenais plus plaisir à courir, chose essentielle pour moi. Puis, je n'étais pas sûr de pouvoir rallier la ligne d'arrivée dans les délais (24h). Enfin, je voulais préserver mes chances de pouvoir participer au Chaski Challenge 5 semaines plus tard.

 

J'ai quand même pu profiter de cet abandon pour avoir plus de temps pour présenter les produits WAA et assister à la remise des récompenses. Ce temps supplémentaire m'a également donné l'opportunité de connaître un peu plus l'équipe de Perú 8mil qui est tout simplement fantastique.

Petite présentation des produits WAA.

Petite présentation des produits WAA.

Pour finir cet incroyable week end sur une bonne note, tous les participant (finisher ou non) ont accueillit le dernier coureur en fanfare.

Que de bons souvenirs...

Arrivé du dernier participant !!

Arrivé du dernier participant !!

Dans le but de me préserver pour le Chaski Challenge j'ai pris la décision de reporter l'ascension du Misti à une date ultérieure...

Le Chaski Challenge

Le chemin de la réussite

 

Pour cette seconde partie, je vais vous parler du Chaski Challenge.

C'était Vendredi 19 Août que cette aventure a débuté. Comme à chaque fois, cela a commencé par le traditionnel retrait du dossard et des petits lots pour les coureurs (t-shirt, gourde et tatouage du profil de la course). Tant que WAAexpert, j'ai eu une nouvelle occasion de présenter les produits de WAA Ultra-equipment lors du briefing d'avant course. Présentation qui comme la précédente a rencontré un vif succès.

L'équipement pour le Chaski Challenge.

L'équipement pour le Chaski Challenge.

Par la suite, le point de rendez-vous était fixé à 23h30 afin de prendre le bus nous conduisant à la ligne de départ. Le temps de rejoindre (1h30 environ) Huaran point de départ du Chaski Challenge est le l'occasion de se reposer un peu ce qui n'est pas du luxe me concernant. En effet, depuis 2 jours j'étais bien malade : mal de ventre et état grippal. À cela, s'ajoutait mon petit problème au TFL et le manque d'entraînement. Pour petit rappel voilà ce qu'il m'attendait : 80km, 4000m de D+, une altitude moyenne de 3800m et 3 passages à plus de 4500m. Cela s'annonçait épique !!

 

Après avoir passé le contrôle d'avant course au cours duquel le matériel obligatoire (et la liste était longue...) est vérifié, je prends la direction de la ligne de départ.

3h00, le départ était donné. Je suis parti doucement, très doucement car je savais que les 15 premiers kilomètre étaient les pires : 15 km pour 1800m d'ascension et atteindre le col de Pachacutec à un peu plus de 4700m d'altitude.

Le petit problème concernant cette première partie, c'était la température... Et oui, en plein hiver dans les montagnes et à 3 heure du matin, je peux vous assurer qu'il ne faisait pas bien chaud. Ce qui impliquait d'être bien couvert et grâce à WAA, aucun problème : Ultra-carrier shirt, manchons, Ultra-light vest, Ultra-rain jacket, Ultra-rain pant, gants, bonnet et tour de cou.

Au début, tout s'est plutôt bien passé, au moins jusqu'au 1er ravitaillement au 10ème kilomètre. Je courais très doucement et mon estomac certes douloureux acceptait de recevoir un peu de nourriture. Bon, j'ai quand même mis 2h30 pour faire seulement 10km.. mais, physiquement, enfin musculairement, j'étais super frais.

À ce ravitaillement, j'ai appris que j'étais dans le groupe des derniers. Nous étions 4 coureurs à avancer au même rythme. Je fus assez surpris car cela ne m'étais jamais arrivé. Je me suis dit « cool, je vais finir dernier avec un peu de chance !! ». Je sais que cela peut paraître bizarre, mais j'ai toujours eu envie de connaître cela comme de finir premier d'une course (ce qui est fichtrement plus difficile à accomplir).

Enfin bref, avant mes compagnons (nous avions décidé de poursuivre ensemble) nous avons repris la route pour attaqué la dernière portion de cette première ascension : 5km pour 800m de D+ entre 3900m et 4700m d'altitude.... Honnêtement, j'ai failli mourir à plusieurs reprises à la vue des différents petits raidillons... En plus, mon estomac avait décidé de faire grève, de ne plus travailler et de manifester son mécontentement... Malgré tout, pas à pas, nous avons tous atteint le col de Pachacutec et sa vue à couper le souffle après 4h45 d'effort.

 

Pendant l'ascension, je profite du paysage.
Pendant l'ascension, je profite du paysage.

Pendant l'ascension, je profite du paysage.

Il nous restait 2h pour atteindre le prochain ravitaillement à un peu plus de 6km de là avant la première barrière horaire. Pour continuer, sur notre lancée, nous continuions à courir ensemble. Pas forcément très vite car nous nous attendions les uns les autres. Et puis, mon TFL commençait à se réveiller et à m'empêcher de courir... Au moins, nous avons pris le temps d'admirer le paysage ^^.

Les derniers mètres d'une ascension incroyablement difficile et la récompense.
Les derniers mètres d'une ascension incroyablement difficile et la récompense.

Les derniers mètres d'une ascension incroyablement difficile et la récompense.

Nous avons tous atteint le second ravitaillement 30min avant sa fermeture. Nous avons pris le temps de nous changé, car il faisait une grosse chaleur dans cette petite vallée, et de bien nous ravitailler, car mon estomac avait décidé de faire un peu son travail. Mais le sort, s'est acharné sur moi.... Au moment de recharger ma poche à eau (qui avait 2 ans), celle-ci a cédé et donc impossible de la remplir... Galère... Je chope 2 petites bouteilles d'eau que je glisse dans mon Ultra-carrier shirt (merci WAA pour les produits ultra-fonctionnel) avant de repartir.

Il y a pire comme lieu pour courir.
Il y a pire comme lieu pour courir.

Il y a pire comme lieu pour courir.

 

Nous avions juste un peu moins 4km d'ascension pour 600m de D+ avant 13km de descente pour atteindre le prochain ravito et la barrière horaire des 11h. Ce qui nous laissait 4h pour cette portion. Nous avions compté 2h pour monter et 1h15 pour descendre. Ce que mes compagnons ont réussi accomplir.

Pour ma part, ce fut un véritable enfer : Mon TFL me faisait mal, mon estomac faisait du yo-yo et j'avais envie de vomir dès que je buvais. Mais au moins, je pouvais boire un peu... Pour accomplir la montée, j'ai dû aller puiser au fond du fond de moi-même. J'ai bien cru ne jamais attendre le sommet. Surtout quand il s'est mis à pleuvoir. Heureusement, le matin j'avais assister à la performance de Yohann Diniz sur le 50km marche pour les JO de Rio où, il a fini la course au mental dans l'extrême souffrance (chapeau monsieur Diniz). Du coup, je me suis mis en mode « Diniz » tout dans la tête tant pis pour le reste...

Mes compagnons d'aventure ont eu la gentillesse de m'attendre pour atteindre le sommet tous ensemble (en un peu moins de 2h). Puis, je leur ai dit de continuer sans moi car je ne pouvais que les ralentir et je n'étais vraiment pas sûr d'arriver avant la barrière horaire..

Après avoir bien soufflé un bon moment, j'ai décidé de tenter ma chance pour atteindre la prochaine barrière horaire car je savais que si je passais celle-là rien ne pourrais m'empêcher de finir la course.

Je suis donc reparti tranquillement, surtout qu'avec la pluie et le vent il fallait mieux être prudent.. Après 10min de descente j'ai décidé de m'arrêter pour enfiler me couvrir d'avantage car je commençait à avoir et que le pluie c'était transformée en neige.. Oui oui en neige... Vraiment une course à part ce Chaski Challenge.

Plus j'avançais et plus mon état empirait... Quand le corps refuse de continuer, faut juste faire comme si il n'existait plus. Du coup, j'ai poursuivi mon chemin de croix en mode « Diniz ». Ce qui me faisait peur, c'était l'après course, car une fois la course finie et le relâchement mérité mon corps allait me rendre la pareille.. Je contemplait le paysage et la faune sauvage pour oublier la douleur.

Malheureusement pour moi, ce qui devait arriver arriva... 11h de course... la barrière horaire était tombé et je n'étais toujours pas arrivé à Lares (second ravitaillement)... la course était officiellement terminée pour moi.

Oui car même si officiellement elle était terminée, si je voulais rentrer à Cusco, il me fallait tout de même atteindre Lares pour que l'organisation me prenne en charge. Sur la fin, je ne pouvais plus courir ou marcher droit.. Je dormais à moitié, j'avais mal au ventre et mon TFL me bloquait presque la jambe.. Quand à 500m du ravitaillement, la voiture balai m'a rattrapé.

Cela n'était pas la fin de l'enfer, mais sa suite. Pour rentrer à Cusco, il nous fallait passer par Ollantaytambo avant. Ce qui nous donnais 5h de voyage sur des petites routes de montagnes. Autant vous dire que pour ma navette cela a pris une bonne heure de plus à cause des nombreux arrêt que je lui ai imposé pour vomir (désolé j'espère que vous n'êtes pas en train de manger ^^).

Dans la descente vers Lares....

Dans la descente vers Lares....

Après coup, je pense que, en terme de condition, ce fut la pire course de ma vie mais aussi ma plus grande réussite (après les 100km de Millau) car je n'ai jamais pensé à abandonner, j'avais un mental d'acier.. j'aurais mis 30 ou 50 heures si il avait fallut mais j'aurais terminé. Surtout qu'après tout, je suis cent-bornard, nom de Zeus ^^ Certes, j'aurais fini dans un sale état mais cela ce n'est qu'un faible prix pour avoir le privilège de pratiquer sa passioin..

 

Malgré 2 échec en 2 courses, je pense que je n'ai jamais autant connu la réussite car « la réussite c'est aller d'échec en échec sans jamais baisser les bras ». Chose que je ne suis pas prêt de faire.

 

Vivement la prochaine course !

Un peu de philo pour terminer.
Un peu de philo pour terminer.
Un peu de philo pour terminer.

Un peu de philo pour terminer.

Pour terminer cet article, un petit mot sur le prochain défi, le tour de l'Ausangate. Initialement, cela était prévu pour Novembre mais, j'ai décidé de le repoussé à fin Décembre pour être bien préparé.

Encore un beau défi en perspective car je ferais le parcours du trek de l'Ausangate, qui normalement se fait sur plusieurs jours, sur une journée. La distance d'environ 65km n'est pas le problème, ni le dénivelé d'ailleurs qui doit avoisiner les 3000m. Non, le problème, c'est l'altitude. Au minimum 3700m, au maximum 5300m avec une altitude moyenne de 4500m.. Courir à 3500 est une chose à 4500, c'est un peu différent surtout avec le dénivelé..

 

Il vous faudra donc patienter pour découvrir ce défi.

 

À bientôt.

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