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Voilà un petit coin sympa pour suivre les pérégrinations d'un jeune hobbit, non en Terre du Milieu, mais en Terre Inca.

11 Jun

K Series Perù - K42 Cusco

Publié par Kévin-Frodon_Galvany

Bonjour la Compagnie,


 

Après une longue absence, je vous propose de découvrir le compte-rendu de ma première course Péruvienne : Le K42 Cusco. Cette course fait partie des K Series Perù.


 

Bonne lecture.

La récompense finale !!!!

La récompense finale !!!!

Dimanche 29 Mai 2016, date de ma première course en territoire Inka et quelle course le K42 Cusco organisé par Ifitness. Pour faire simple, c'est un maratrail (avec 2000m de D+ au compteur) permettant d'explorer la vallée sacrée des Inkas au départ et à l'arrivée d'Urubamba au Nord de Cusco en direction du Machu Picchu.

Lors de cette course, j'ai eu l'honneur de courir pour la première fois sous mes nouvelles couleurs, celle de la « WAA Team » représentant l'équipementier outdoor WAA Ultra-equipment. Étant toujours fidèle au MA2M Hors-stade, j'avais sur moi le débardeur du club car même si officiellement je ne fais plus partie du club, de cœur j'y resterais pour la vie. De plus, pour faire également honneur à mon premier sponsor le magasin Running-Sensation j'arborais également le short qui m'avait été offert par Patrick pour « La conquête de l'Aigoual ».

Le parcours. Enfin, celui qui était prévu
Le parcours. Enfin, celui qui était prévu

Le parcours. Enfin, celui qui était prévu

Le rendez-vous de cette grande première était fixé à 8h00 à Urubamba. Cela signifiait un réveil à 4h30 du matin pour moi car je partais de Cusco. Honnêtement, cela ne me dérange absolument pas de me lever tant que cela est pour courir et m'amuser. Grâce aux fameux « Combis » Péruviens, j'arrive au point de rendez-vous vers 7h00. Sur le chemin je rencontre un coureur Cristian de son petit nom qui est venu spécialement de Bolivie pour cette course. De plus, nous somme tous les deux alignés sur la même distance, le 42 km. Arriver, une bonne heure en avance a ses avantages, pouvoir m'échauffer tranquillement, récupérer le kit coureur, le dossard et prendre quelques petites photos. Durant le checking, la personne en charge est très étonnée par mon équipement. Contrairement aux autres coureurs, mon ravitaillement n'est pas dans mon sac mais dans les poches de mon Ultra-carrier shirt. Une t-shirt des plus pratiques pour se faire une belle sortie longue.

Pendant que je prends quelques petites photos, je me rends compte de la provenance des différents coureurs : Brésil, Pérou, Bolivie, Équateur, Colombie... Tout simplement incroyable. Avant de pouvoir prendre le départ tous les coureurs doivent passer le checking, où l'organisation vérifie la présence du matériel obligatoire et le respect du règlement comme l’empaquetage du ravitaillement (sans emballage) dans une poche Zip Lock. Ce dernier point a pour but d'éviter la pollution de notre environnement.

Sur la ligne de départ !!

Sur la ligne de départ !!

8h00, le départ du K42 Cusco est donné !!! Et quel départ, les 3 premiers partent comme des flèches. Personnellement, je préfère m'élancer doucement car je sais que je manque d'entraînement et surtout nous commençons par 7km de montée... La première partie de la montée est très dure et je monte calmement pour économiser les forces. Après 2,5 km nous atteignons les Salins de Maras. Ceux-ci sont très grands et datent de l'époque Inka, vraiment un chouette passage.

Assez rapidement dans la course, je me retrouve tout seul, ceux de devant vont trop vite et ceux de derrière ne sont pas loin mais je n'ai pas envie de les attendre. Heureusement que tout est bien balisé. J'en profite pour admirer le paysage qui est somptueux... Toute la vallée est dominée par le Mont Véronica (5200m).

 

Le mont Véronica dans toute sa splendeur.

Le mont Véronica dans toute sa splendeur.

Je continue doucement mon chemin jusqu'à Maras, qui le premier point de ravitaillement et le premier checking. Sur cette partie, le chemin parfait, pas technique et la montée est douce, un vrai régale. Tout à coup, deux coureurs me doublent à vive allure. Au début, je suis très étonné et je ne comprends pas. Puis, je me rappel que le 21km devait partir 10 minutes après nous. Me voilà rassuré. Après une petite heure de course, j'arrive à Maras, toujours frais. Sachant que le prochain ravitaillement est dans 6 km (normalement), je décide de ne pas m'arrêter et de poursuivre ma route. La traversée de Maras est un peu particulière car la population est très étonné de voir des gens courir. En effet, au Pérou, la course à pied (surtout le trail) n'est pas encore très répandue. Malgré, les gens nous encouragent. Un peu après la sortie de Maras arrive la premier bifurcation du parcours et la surprise... Sur le sol, une flèche nous indique de prendre le chemin de droite, mais le balisage se trouve sur le chemin d'en face... Je décide de suivre la flèche mais je ne trouve pas la moindre trace de balisage... Je suis peu inquiet.. Je rebrousse chemin jusqu'à la bifurcation pour attendre les coureurs qui sont derrière moi. Quitte à se perdre, autant se perdre à plusieurs. J'attends à peine quelques minutes. Deux coureurs me rejoignent. Ensemble, nous décidons de prendre le chemin d'en face. Bien entendu, tous les autres coureurs vont prendre le même chemin et tout le monde va se tromper de chemin... Apparemment, un agriculteur s'est amusé à enlever le balisage... Bref, nous courons tous les trois, rapidement nous nous demandons d'où ne venons, la réponse et quelque peu surprenant : Brésil, Équateur et France.

Petite photo avec Andrés (Équateur), Ronaldo (Brésil) et moi-même (France)

Petite photo avec Andrés (Équateur), Ronaldo (Brésil) et moi-même (France)

Nous faisons une longue portion ensemble quand, nous arrivons à une belle côte, courte mais très sèche. Là, je me fais distancer par mes deux camarades. Je me dis tant pis, je les recroiserais. Au bout d'un moment, je m'inquiète un peu car je viens de parcourir 6 km depuis Maras et toujours pas de ravitaillement. À ce moment là, je ne le sais pas mais étant sur le chemin de retour, il n'y pas de ravitaillement avant encore 6 km. Je dois dire que ces 6 km ont été les 6 km les plus étranges que je n'ai jamais couru... Pour commencer, au bout d'un moment le balisage nous indique de quitter le chemin (joli et bien tracé) sur lequel nous sommes pour couper à travers un champs de blé (je crois, je n'ai pas vérifié). Puis, nous devons passé dans un champs où un bon gros taureau d'au moins 300kg a décidé de se reposer. Honnêtement, à ce moment là, j'ai hésité un moment car je me suis dis : « Si il est pas d'humeur sympathique, s'en est fini du Frodon... ». Après, un long affrontement du regard, que j'ai perdu évidemment, le taureau m'a gentillement laissé continuer ma route. Un peu plus loin je croise des taureaux qui s'affrontent.. Enfin, le tracé nous fait passer par un champs de pomme de terre. Je dois dire que ce n'est pas facile de courir sur un champs de pomme de terre. Par moments la terre est dure, par moments elle molle, puis il y a des bosses et des trous... Bref pas facile mais très amusant. Finalement, j’atteins un petit canal qu'il me faut suivre jusqu'au prochain ravitaillement/checking.

K Series Perù - K42 Cusco
K Series Perù - K42 Cusco

Après 17,5 km de course en 2h20, j'arrive à Huarocondo, petit village très typique, où m'attend le deuxième ravitaillement. Là, je recroise mes deux compagnons (Andrès et Ronaldo). J'apprends aussi que nous nous sommes tous trompés de chemin. Nous sommes arrivés par le chemin de retour... Du coup, nous devons reprendre le même chemin pour revenir à Maras. Que serait un trail sans un changement improvisé de parcours ^^. Le retour vers Maras se fait sans trop de souci, si ce n'est un agriculteur un peu plaisantin, fait passer les coureurs une fois par un chemin et une autre fois par un autre.. Comme ça, c'est parcours à la carte. Après réflexion, je trouve que c'est un bon concept de trail : à chacun son parcours !!!!

Je finis par rattraper Andrès puis Ronaldo qui a des problèmes de crampes... Nous continuons tous les trois jusqu'à Maras.

On paraît bien petit dans un tel paysage !!! (ici, c'est Andrès qui fait une pause photo).

On paraît bien petit dans un tel paysage !!! (ici, c'est Andrès qui fait une pause photo).

Enfin, arrivé à Maras, j'en profite pour faire le plein comme on dit.. Je discute également avec une touriste Britannique qui est surprise de voir une course à pied ici. La sortie de Maras est cocasse, les gens demande à tous les coureurs d'où ils viennent. À chaque fois, que j'ai répondu que j'étais Français les gens semblaient étonnés... En même temps, retrouvé un Français sur une petite course Péruvienne à 3000m d'altitude doit être assez rare.. Comme les crampes de Ronaldo ne passent pas et que personnellement je manque d'entraînement pour relancer, je décide de finir la course avec lui.

Au diable la performance, je préfère largement passer un bon moment avec de très sympathique coureurs que de réaliser un bon temps. Surtout que, plus longtemps je vais mettre à finir la course et plus longtemps que je resterais dans ce petit paradis.

Ainsi, nous prenons la direction du site archéologique de Moray (c'était un centre d'acclimatation biologique du temps des Inkas). Sur le chemin nous croisons un groupe personnes qui prennent tous les coureurs en photo un par un.. Quand ils apprennent que je suis Français, j'ai droit à prendre la pose pour une photo supplémentaire. Pendant quelques dizaines de mètres, nous sommes même suivi par une personne qui semble commenter la course. C'est la première fois que je vois cela. Mais, ce n'est pas désagréable comme impression. Nous passons presque pour des stars.

Une petite chose qui m'a marqué dans cette partie de la course : la traversée d'un champs. En effet, pas de route, pas de chemin, juste un peu de balisage pour nous guider.

Sur la route de Moray.

Sur la route de Moray.

La fameuse traversée du champs.

La fameuse traversée du champs.

Le côté positif de la dernière partie de la course est que c'est quasiment que de la descente. Partie que je parcours en intégralité avec Ronaldo, Andrès, qui est plus en forme que nous, est partie devant.

Ainsi, nous finissons tranquillement la course Ronaldo et moi. Pour l'arrivée, tout le monde nous applaudit et Yuri (qui est venu avec Gaby pour m'encourager) brandit le drapeau Français. Je finis main dans la main avec Ronaldo.

Finish avec Ronaldo !!!

Finish avec Ronaldo !!!

Après s'être chaleureusement remercier l'un l'autre, nous recevons nos médailles de finisher. Nous retrouvons Andrès, qui vient nous féliciter. Je croise également des amis de Joaquim le WAA Expert d’Équateur qui m'ont reconnu grâce à ma tenue WAA. Nous échangeons un moment et ils m'invitent à venir faire des trails en Équateur. Puis, avec les autres coureurs déjà arrivés nous nous prêtons à une petite séance photo pour immortaliser ce moment.

Après l'effort, on partage encore de bons moments.Après l'effort, on partage encore de bons moments.
Après l'effort, on partage encore de bons moments.

Après l'effort, on partage encore de bons moments.

Après un bon moment de repos, je vais discuter avec l'organisateur de la course pour éventuellement créer un partenariat avec WAA Ultra-equipment. Chose qui va très certainement porter ses fruits. Assez rapidement, tout le monde apprend que je suis Français et WAA Expert. Du coup, mon compagnon Bolivien, Cristian vient me voir pour me donner son adresse mail. Là j'apprends qu'il est l'un des organisateurs du marathon de La Paz (Bolivie) et qu'il m'invite à le contacter pour venir courir le marathon qui doit être le marathon le plus haut du monde à plus de 4000m d'altitude. Honnêtement, je pense très sérieusement à courir ce marathon qui pourrait être une opportunité incroyable. Et puis, ce n'est pas tous les jours que je pourrais courir le marathon le plus haut du monde.

 

Je commence à croire que la course à pied et le trail en particulier est plus qu'un simple sport, c'est vraiment une philosophie de vie et de partage. Peu importe, ton âge, ta nationalité, que tu sois une star ou simple inconnu, durant une course on passe tous par les mêmes moments : La joie, la douleur, le désespoir (surtout quand on voit le dénivelé restant ^^), la fatigue, le soulagement....

Plus je cours et plus je me transforme en chaski, c'est-à-dire en coureur ou ulta-traileur du temps des Inkas. Leur métier, courir à travers tout l'empire. Le plus beau métier du monde pour moi.

Pour terminer, une photo prise sur la course. Il n'y a qu'au Pérou que nous pouvons voir cela.

Pour terminer, une photo prise sur la course. Il n'y a qu'au Pérou que nous pouvons voir cela.

À bientôt pour de nouvelles aventures !!!!

 

Frodon

  

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